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A l’image du chef d’oeuvre Anti-corrida de Cabrel, l’indécence de l’apiculture intensive frise parfois la sauvagerie des arènes. Mais qu’est-ce-qu’un Apiculteur ? Celui qui industrialise 300 ruches car l’Europe a décrété ce seuil, ou celui qui choie 50 colonies avec un profond respect du cycle de l’abeille ? Est-ce finalement le système productiviste et monoculturel qui est responsable des fragilités de l’abeille sachant que 80% des insectes ont disparu en trois décennies ? Et pour aller encore plus loin, devons-nous cautionner le développement des robots pollinisateurs pour augmenter à l’infini les rendements d’exploitations toujours plus astronomiques ?

L’Abeille doit être protégée de l’industrie et ses lobbies.

Témoignage. Au CFPPA d’Auterive, la formation pour adultes en reconversion au « Titre Apiculteur », enseigne les techniques d’élevage intensif. L’objectif pour en vivre : 200 à 300 ruches. L’impact de l’industrie et ses lobbies dans le cadre structurel de cette formation est flagrant. Pour preuve, beaucoup de stagiaires rentrent en formation avec un discours d’admiration vis à vis de l’abeille. En sortant de la formation, ce discours change : « cette ruche est une vraie salope, il faut la traiter au souffre. » Les apiculteurs formés doivent passer moins de 5 minutes par ruche et travailler avec des abeilles qui ne piquent pas. Les anecdotes sont nombreuses. L’écologie ? Néant.